12 RCA Historique

historique du 12 RCA

03 avril 2010

  12_RCA_DASSE__________insigne_fond_Noir_copie                                                      Historique

 

du 12ème Régiment de Chasseurs

 

d'Afrique 

 

 Cet historique n’est pas figé, mais est évolutif en fonction des témoignages que vous nous apportez, des photos et des documents qui nous parviennent et des archives qui sont analysées. 

(Cliquer sur les photos pour les agrandir).  

Pour prendre contact : auboin.claude@wanadoo.fr

 

 

 

Formation au Sénégal

 

Après l'attaque des forces franco-anglaises au large de Dakar du 23 septembre 1940, dès Octobre 1940, l'État-major de l'Armée d'Armistice du Gouvernement de Vichy envisagea de renforcer l'Armée d'Afrique, et plus précisément l'A.O.F.

Le 22 février 1941, le 1er Régiment de Chasseurs d’Afrique basé à Rabat et à Casablanca au Maroc reçut l’ordre de prendre en compte et de compléter en Chasseurs un Groupe d’Escadrons Chars-motos créé par la Direction de la Cavalerie et du Train et qui était destiné à partir à Dakar au Sénégal. Il fut nommé : " Groupe Autonome du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique ". Celui-ci fut constitué le 16 mars 1941 et prit stationnement au camp de la Jonquière, Quartier de Verdelon à Casablanca.

 

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Debout, l'avant dernier en partant de la gauche : Chasseur Auguste FAURITE.

Collection F. Jault

 

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Collection F. Jault

 

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Manœuvres au Camp de la Jonquière, au centre Auguste GAUTIER      Collection F. Jault    Entrée du Camp de la Jonquière

 

 

Casa Jonquière

Garde d'Honneur du G.A.C.A.

 

 

 Camp de la Jonquiere à casablanca 1941 F JAULT

Camp de la Jonquière           Collection F. Jault

 

Casablanca 1941 1

 Permission pour visiter Casablanca         Collection F. Jault

 

camp de la Jonquiere CASABLANCA copie

Camp de la Jonquière - Aïn Bordja -  à Casablanca

 

Ce Groupe, composé d’un Escadron Hors Rang et de deux Escadrons de combat, fut mis sous les ordres du Chef d’Escadrons Paul GIROT de LANGLADE, antérieurement commandant le 3ème Groupe d'Escadrons du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique à Rabat.

 

 

 

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                                                                  Le 1er Escadron motos side-cars à Thiès. A droite, le Chasseur Jules CLÉMENT.

 

Le 1er Escadron de ce Groupe Autonome, commandé par le Capitaine de VERDELON également ancien Capitaine d'Escadron au 1er R.C.A., était formé principalement de l'Escadron Autonome Motocycliste du 5ème Régiment de Chasseurs d'Afrique, mais aussi d'éléments du 2ème R.C.A. et du dépôt Colonial d'Arzew. Ce Groupe était déjà à Dakar depuis le 9 novembre 1940.

 

Un Peloton était équipé de motos et side-cars de marque Gnôme Rhône en bon état (750 et 800cc) provenant du 5ème R.C.A. Un second Peloton de motos René Gillet de qualité médiocre provenant de la Division d'Alger et deux autres Pelotons provenant du 2ème Régiment de Chasseurs d'Afrique équipés de motos René Gillet, Terrot et Monet-Goyon de qualité moyenne. 10 camions GMC neufs complétaient le matériel roulant. Mais l'état de l'ensemble de ce matériel ne permettait pas de le mettre en situation de combattre !

 

L'Escadron était stationné à Thiès, sauf un des Pelotons détaché à Ouakam (en bord de mer, près de Dakar). Étaient présents dans cet Escadron : Le Lieutenant du HAYS, le Lieutenant MILLET et le S/Lieutenant ZAGRODSKI.

 

 

 

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"L'Appel" au Camp de la Jonquière.

 

Le Lieutenant GRIBIUS, qui fut nommé Capitaine en décembre 1941, commandait le second Escadron chars. À l'origine, le Général LEYER, Directeur de la Cavalerie à l'État-major à Vichy, avait prévu de faire commander cet Escadron par un autre spécialiste des « Somua », le Capitaine HARDOIN, mais celui-ci fit défaut. Ce 2ème Escadron avait en compte 23 chars « Somua S35 » (Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie à Saint-Ouen -Seine-), rescapés des combats de 1940 et qui se trouvaient en zone libre. Il était la seule Unité de l'Armée de l'Armistice dotée de ce matériel.

Très grande

SOMUA

 

SOMUA S35

                             Char SOMUA S 35 devant l'usine. L'équipage est composé de 3 hommes, le char est équipé d'un canon de 47 mm, sans radio, communiquant au fanion.

29 « Somua S35», dont un « Somua de prototype S 40 », en mauvais état car ils avaient été sabotés fin juin 1940, les équipages ne voulant à aucun prix remettre intact à l'ennemi ce qui faisait leur fierté, avaient été récupérés sur ordres du Gouvernement de Vichy, et particulièrement par l'habileté du Colonel de BEAUFORT alors à l'État major, en application des décisions de la Commission d’Armistice siégeant à Wiesbaden. Ces « Somua », avec d’autres types de chars, avaient été regroupés et déposés sur les terrains de la Poudrerie de Bergerac. Ces parcs de stockage de matériels militaires français, enclos et gardés, étaient contrôlés par les Allemands par l’intermédiaire de Commissions de Contrôle composées pour chaque parc de 3 ou 4 Officiers, 4 ou 5 agents civils et quelques Sous-officiers.

Le 9 octobre 1940, après les opérations effectuées du 23 au 25 septembre contre Dakar au Sénégal faisant suite au drame naval de Mers-el-Kébir du 3 juillet 1940, l'occupant constatant la faiblesse de la défense des côtes de l’A.O.F, et en prévision d’une nouvelle attaque, décida qu’il était urgent d’envoyer de nouvelles forces au Sénégal et notamment de créer un Escadron de chars « Somua » à constituer avec ceux entreposés à Bergerac. Mais les Allemands, prudents, faisaient à minimum pour la remise en état de ces chars !

 

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Contrôle de l'état des Somua entreposés à Bergerac en Dordogne. Les n° 10 et n° 13 seront retenus pour partir en A.O.F.

 

Avant leur embarquement au port de Marseille, le 5 décembre 1940, les Allemands avaient pris soin de retirer tous les lots de rechange. Pendant la nuit, après le départ de la Commission d'Armistice venue vérifier l'état des chars comme prévu par les signatures du 22 juin 1940 à Rethondes, des contrôleurs italiens négligents et incompétents en prirent la garde.

 

L'équipe d'embarquement et de convoiement dirigée par le Lieutenant COUPÉ, profitant de leur inattention, récupéra tous ces lots de bord et matériel de réparation et chargea en vrac dans les soutes du bateau " Commandant Dorise" des moteurs, des embrayages, des morceaux de chenilles et des munitions, mettant dans ces vastes caisses vidées, restées sur le quai, des ancres, des chaînes et autres débris pour faire illusion !

Débarqués au Maroc le 16 décembre, ils furent envoyés à l'E.R.M. à Meknès sous la responsabilité du Capitaine DUCAS pour être remis en état avec un canon de 47 portant à 1000 mètres, armement insuffisant, et un équipement radio inexistant !

Sur la demande du Général LEYER, des spécialistes et des ingénieurs de Somua furent recrutés en Métropole et envoyés au Maroc. Les parcs et dépôts furent prospectés dans toute la France pour y trouver des pièces de rechanges, notamment des embrayages qui faisaient cruellement défaut. Puis, une fois réparés, les 23 Somua partirent au camp de la Jonquière à Casablanca.

 

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 Le "Montesquieu" arrivant au port de Dakar

 

Afin de mettre tout ce matériel hors de portée des Commissions de Contrôle de l'Armistice qui commençaient à enquêter au Maroc, ce Groupe Autonome du 1er R.C.A. prit le large et embarqua à Casablanca à bord du s/s "Montesquieu" le 8 juin 1941, pour débarquer huit jours plus tard à Dakar, au Sénégal. 

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Embarquement des Somua à Casablanca pour Dakar

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

carte SENEGAL

    
                                                       

 

De Dakar, le 19 juillet, il fut mis en route sur un petit train de brousse chauffé au bois pour arriver à Thiès le lendemain, ville de 25.000 habitants située à quatre vingt kilomètres de Dakar, sur le tracé de la voie ferrée reliant Dakar au Niger. Le PC s’installa près de Thiès avec le 2ème Escadron Somua, dans un hameau composé de cases individuelles et de quatre maisons de colons en dur, un ancien cantonnement de gendarmes : « La Tropicale », le bien nommé.   

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Camp "La Tropicale"

 

FONDS LECLERC SEN 08005 Escadron GRIBIUS

 le 2ème Escadron SOMUA à la "Tropicale" 

 

Fanion 2ème Escadron

 

 Fanion du 2ème Escadron : "IN HOC SIGNO VINCES"  ( Tu vaincras par ce signe )

 

 

 

bureau de GRIBIUS à Thiès

 

Le bureau du Capitaine GRIBIUS 

 

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La popote des Officiers du 2ème Escadron

 

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un coin du camp

 

GRIBIUS NS 33

Il fait .....chaud !

              

                               

Le premier Escadron motos et side-cars cantonna dans un coin du camp "Faidherbe" de Thiès, à la lisière de la brousse, quelques baraques aux murs en ciment avec toiture de tôle. Pas de lit dans les chambres, mais des nattes de paille pour dormir, avec des punaises partout.

 

Composition de ce groupe d'Escadrons :

 

Chef d'Escadrons Commandant le Groupe

Officier Adjoint

18 Officiers, 4 par Escadron plus un Officier Médecin Colonial.

70 Sous-officiers

82 Brigadiers et 265 Chasseurs

23 chars Somua - 97 motos avec ou sans side-car - 10 V.L. - 41 camions et camionnettes.

 

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Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

La garnison de Thiès comprenait le R.M.I.C./A.O.F., la 1ère Compagnie Portée de Mauritanie et une base aérienne, puis bientôt après, les 13ème et 14ème batteries du 6ème Régiment d'Artillerie Coloniale. Cette garnison, échaudée par l'attaque des Anglais contre Dakar, devait servir de point de défense contre une éventuelle nouvelle attaque des troupes britanniques provenant de la Gambie voisine.

 

lever des Couleurs bis

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                     Un des Somua du 2ème Escadron Gribius à Thiès 

 

 

Le lever des Couleurs au Peloton COUPÉ du 2ème Escadron

 

Afin de pouvoir donner à ce groupe une gestion administrative indépendante, le 1er septembre 1941, ce Groupe d'Escadrons fut rebaptisé : « 12ème Groupe Autonome de Chasseurs d’Afrique » (12ème G.A.C.A.). Cela entraina une augmentation sensible de ses effectifs et de son matériel, soit un complément de 6 Officiers, 10 Sous-officiers et 51 Chasseurs provenant du 1er R.C.A. Également, l'affectation d'un Médecin colonial. La formation des Chasseurs étant désormais effectuée par l'École de Cavalerie d'Alger.

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Thiès - de gauche à droite, debout : 3ème MORI - 10ème GUENOT

accroupis : 3ème VALLITON - 4ème GIBOULET - 5ème DIONNET.

 

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Thiès - debouts :

accroupis : 2ème CANNES - 4ème GIBOULET

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Le Chef d’Escadrons de LANGLADE, connaissant ses qualités de dessinateur, demanda au S/Lieutenant ISSAVERDENS de composer un projet d'insigne pour le 12ème G.A.C.A. Son graphisme définitif fut agréé par le Chef de Corps : un cheval dressé, accompagné de sa devise : « Audace n’est pas déraison », devise trouvée par le Lieutenant Christian de TAFFANEL de la JONQUIERE.

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GRIBIUS NS 34 TITEUX camp de repos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Adjudant TITEUX à "La Tropicale"

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Le Capitaine GRIBIUS à "La Tropicale" devant la popote.

 

Thiès 2

 

Entouré et aidé d’Officiers tels que les Capitaines GRIBIUS et ROUVILLOIS, les Lieutenants COUPÉ, du HAYS, MILLET, BAILLOU, ZAGRODSKI, les S/Lieutenants ISSAVERDENS, BRIOT de la CROCHAIS, DOUBOSTER, les S/officiers HOUEL, THOMAS, TITEUX, il fit bâtir logements et hangars en banco, briques de terre séchée, recouverts de feuilles de palmiers séchées et organisa l’instruction des hommes au combat avec très peu de moyens, dans un paysage aride et par une chaleur torride, conduite du char Somua, écoles à feu etc...

 

Thiès

Pendant les travaux = MDL/Chef LEBOSSÉ - Capitaine GRIBIUS - Chasseur PAYRON - MDL/Chef DUFOULOY

Pour consulter la biographie du Général GRIBIUS :

 

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Thiès. A gauche, le Chasseur VALLITON - à droite, le Chasseur GUENOT.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

L'eau, contenue dans de grands bidons de 200 litres, était limitée à deux litres par jour et par homme et le pain, également rationné, était cuit avec une farine grisâtre, souvent moisie ! A trois kilomètres du camp de "La Tropicale", le seul endroit où l'eau coulait de source, le 2ème Escadron aménagea une piscine de 10m sur 15m entourée de bananiers, créant une petite oasis. L'eau était sans cesse renouvelée. 

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Le Lieutenant-colonel de LANGLADE, surnommé "le Baron"

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Les moustiques apportaient le paludisme, la fièvre jaune, l'hygiène était impossible à respecter, les premiers morts furent à déplorer, dont le Capitaine de VERDELON, Commandant l'Escadron motos et side-cars décédé en quelques heures d'une bilieuse hématurique le 16 septembre 1942 et le Chasseur LESUEUR, malgré tous les soins prodigués par le Commandant-médecin  BRAQUE.

 

Thiès

 

Pendant son séjour au Sénégal, le 12ème G.A.C.A. compta 21 morts, victimes de maladie (paludisme, bilieuse, coup de bambou etc). Le Capitaine Pierre LETELLIER prit le Commandement de ce premier Escadron. Il fallait améliorer les repas avec des patates douces, de la viande de buffle et autres produits locaux.

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Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Le personnel provenait soit des 1ère et 2ème Divisions Légères Mécanisées mises en déroute en 1940, soit d’anciens de la Campagne de France, soit du 1er et du 5ème R.C.A., des Chantiers de Jeunesse, mais également de jeunes engagés évadés venus de France, via l'Espagne.

 COUPE GRIBIUS BRIOT de la CROCHAIS

 COUPÉ - GRIBIUS - BRIOT de la CROCHAIS se concertent.

Le Chef d'Escadrons de LANGLADE, gentilhomme auvergnat, 47 ans, la moustache poivre et sel, un peu cabotin, droit, énergique, organisateur, volontaire, parfois impulsif, fort apprécié de ses hommes, en fit, en peu de temps, une belle Unité homogène prête à servir, dans un esprit exemplaire d'amitié, de camaraderie et de confiance réciproque.

 

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La "chapelle" de Thiès en plein air derrière le hangar des chars, décorée pour la messe de minuit de Noël 1941.

La messe sera suivie d'une grande fête.             Collection F. Jault

L'instruction tactique sur le terrain, souvent au "Ravin des Voleurs", à Tivaouane et à Kaolack, était réalisée en commun avec les autres Unités de la garnison de Thiès, compte tenu de la pénurie de carburant et avec peu de cartouches...Pour changer d'air et créer quelques loisirs aux Chasseurs, un "centre de repos" fut aménagé par le Lieutenant GRIBIUS à N'Gaparou, une petite palmeraie près de la mer, sur la petite côte, un petit paradis avec un grand baobab et des paillottes sur le bord de la plage. A tour de rôle les Pelotons iront s'y détendre, chassant la pintade sauvage et pêchant au filet langoustes et capitaines. Des repas de Corps furent fréquemment préparés à Thiès et à N'Gaparou, permettant à tous de mieux se connaître et de pouvoir s'apprécier.

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  Détente à N'Gaparou                      Collection F. Jault

 

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N'Gaparou - La pirogue des Chasseurs d'Afrique

 

voir Site :  "La vie au camp Faidherbe à Thiès"

Le 23 Janvier 1942, Formation de L'Escadron Hors Rang du 12ème Groupe Autonome de Chasseurs d'Afrique :

Chef d'Escadrons Paul GIROT de LANGLADE

Capitaine Pierre FRAPPA

Capitaine Georges PICART

Capitaine Robert DESTREMEAU

Capitaine Pierre LETELLIER

Capitaine Marc ROUVILLOIS

Lieutenant Pierre PROUET

Lieutenant Michel STARCK

Lieutenant Marcel DOUBOSTER

Lieutenant Christian de TAFFANEL de la JONQUIERE

Médecin-lieutenant Jacques HEULS

 

Le Chef d'Escadrons GIROT de LANGLADE fut promu Lieutenant-colonel le 24 mars 1942 et attendit les ordres...

Le 1er avril 1942, fut créé le Groupe Tactique Motorisé de Thiès Commandé par le Colonel RENUCCI, comprenant notamment le 12ème G.A.C.A., la 14ème Batterie d'Artillerie tractée tous terrains commandée par le Capitaine ROCHELET et une unité de DCA. Le Lieutenant-colonel de LANGLADE y assura les fonctions d'Adjoint technique.

 

Le 3 mai 1942, toute la garnison fut mise en alerte, craignant une attaque des forces anglaises.

 

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Un SOMUA embourbé en cours de manœuvre près de Kaolac

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Ce G.T.M. devint très actif, effectuant manœuvres sur manœuvres, notamment les 16 juillet 1942 et 31 juillet à Thiès.

                                     

Quelques conférences étaient organisées par des Officiers de Thiès, telle celle du Capitaine Marc ROUVILLOIS du 13 juin 1942 sur l'Arme Blindée en A.O.F.. Egalement celle du Général BARRAU, Commandant Supérieur en A.O.F.,  le 7 décembre 1942, ayant pour thème l'actualité Politique et Militaire récente.

 

16 Juin 1942 - Thiès - Visite du Général CERNET au 1er Escadron.

 

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Le Général CERNET et le Lieutenant ZAGRODSKI

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Création de l'Arme Blindée en Afrique

 

A B C Ordre N°1

 

 

Le Général Commandant en Chef des Forces Terrestres et Aériennes demanda en décembre 1942 au Lieutenant-colonel de LANGLADE de faire état de son Régiment. De LANGLADE répondit le 20 décembre par une note : "Ce qui peut être attendu du 12ème Groupe Autonome de Chasseurs d'Afrique". :

1/ L'Escadron Somua peut sans délai être amené à faire campagne. Les Somua sont encore considérés comme un matériel moderne. Le personnel est arrivé à un très bon niveau d'instruction. Les équipages sont opérationnels.

2/ Le Régiment a formé des instructeurs et des moniteurs en nombre et de qualité.

3/ Par contre, hors des Somua, le reste du matériel, motos, camions etc... est mort, usé par les conditions climatiques.

4/ Le 12ème R.C.A. possède un atelier hors pair avec un très bon matériel de réparation.

 

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 Thiès - Fanion du 12ème GACA porté par le Chasseur DENEUFCHATEL - MDL PEYROUX - MDL GUIDERDONI - Chasseurs GUYET - CASIMIR et TALTÉ.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Après 18 mois passés au Sénégal, le 6 janvier 1943 au soir, le 12ème G.A.C.A. reçut enfin l’ordre de mouvement du Général GIRAUD, Commandant en Chef des Forces Françaises en Afrique, récemment évadé de sa prison de Kaiserslautern en Allemagne, et qui venait d’arriver à Alger : « Il n’est pas concevable que l’on attende davantage pour faire intervenir le dernier Escadron de chars de l’Empire français. C’est maintenant qu’il lui faut être engagé dans les difficiles combats de Tunisie, que mènent les Alliés aux Forces de l’axe. ».

 

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L'Escadron Somua quitte Thiès pour Dakar

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Senegal

 

Collection Chars-français

 

Le 12ème G.A.C.A., Chasseurs et matériel, quitta Thiès le 9 janvier sous les acclamations des représentants du G.T.M., et embarqua au môle 4 du port de Dakar, le 12 janvier. Trois navires de commerce de l'armement Louis-Dreyfus, les s/s « Céphée », « Champollion » et « Fomalhaut », unités spécialisées dans le transport des céréales, avaient été réquisitionnés. Arrivé au port de Casablanca le 15 janvier, 21 janvier, tout le Groupement fut transféré sur deux autres bateaux : le « Médie II » et le « Jamaïque » de la Compagnie Paquet.

MEDIE II

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 Paquebot s/s "Jamaïque"

À Casablanca, les Chasseurs logèrent quatre jours à la caserne « Malakoff », avant de réembarquer  le 21 janvier vers Alger, avec escale à Gibraltar, où ils arrivèrent le 7 février, après avoir subi une attaque nocturne par des vedettes et des sous-marins allemands au large de Mostaganem. Par convoi routier, au fur et à mesure de leur débarquement, le PC et les Escadrons arrivèrent à Boufarik. Là, les Somua ayant soufferts des sables du Sénégal et de la traversée, furent remis en état de combattre.

Le 14 février, par voie ferrée, l’État-major, les 1er Escadron et le P.H.R. rejoignirent Rio-Salado dans l’Oranais en Algérie pour y cantonner, le 2ème Escadron restant à Boufarik le temps de réviser tout son matériel.

 

 12RCA Carte Oranie

Réalisation A. Planchon

 

Le lendemain 15 février 1943, le Groupe Autonome fut rebaptisé  : « 12ème Régiment de Chasseurs d’Afrique » et transformé en Régiment de chars.

 

Le 1er Mars, Le Lieutenant-colonel de LANGLADE Chef de Corps décida de remanier complètement l'organisation du Régiment, composé dorénavant de la manière suivante :

 

Chef de Corps  : Lieutenant-colonel de LANGLADE à Rio-Salado

Commandant en Second : Chef d'Escadrons DIDELOT à Rio-Salado

Commandant Adjoint : Chef d'Escadrons MINJONNET à Rio-Salado

Capitaine Commandant l'E.H.R. : Capitaine STARCK à Rio-Salado

Escadron d'Echelon : Capitaine ROUVILLOIS à Rio-Salado

 

Commandant le 2ème Groupe : Chef d'Escadrons de FÜRST à Hammam-Bou-Hadjar, avec ses deux adjoints, les Capitaines PICARD et de PARCEVAUX :

4ème Escadron : Capitaine PICQUART, puis HARGOUS à Hammam-Bou-Hadjar

5ème Escadron : Capitaine LETELLIER à Hammam-Bou-Hadjar

6ème Escadron : Capitaine de BORT à Hammam-Bou-Hadjar

 

7ème Escadron : Capitaine GRIBIUS provisoirement détaché pour faire Campagne en Tunisie

 

10ème Escadron : Capitaine PROUHET à Turgot.

 

Pour un total de 436 Hommes pour le Régiment.

 

NB : Sur cet organigramme, il n'y a pas de 1er, 2ème, 3ème, 8ème et 9ème Escadrons.

 

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Rio Salado - Lever des Couleurs

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Le 3 mars 1943 - L'arrivée de jeunes des Chantiers de Jeunesse permit de renforcer les Escadrons. Mise à part le 7ème Escadron GRIBIUS en Tunisie, tous les Escadrons continuèrent l'entrainement, les manœuvres et l'entretien du matériel.

 

 

                                                                                 Combats de Tunisie

Février 1943 - Juin 1943

 

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Réalisation A. Planchon

 

 

GRIBIUS 5

  le 7ème Escadron à l'instruction. Au centre, le Capitaine GRIBIUS

 

À Boufarik, Le 16 février 1943, le Général GIRAUD, accompagné du Général LEYER, Chef d'État-major Général de l'Armée chargé de la réorganisation de l'Armée, du Général DARIO du Corps Blindé et du Lieutenant-colonel de LANGLADE, vint inspecter Chasseurs et matériel du 2ème Escadron, devenu 7ème Escadron par cette réorganisation, en vue d'un prochain départ en Tunisie, insistant qu'il tenait particulièrement à ce que les Somua participent avec les Alliés à la Campagne de Tunisie contre les forces de l'Axe. Un défilé des chars s’en suivit. 

Aspirant MARS 2ème Escadron

Au centre, l'Adjudant André MARS du 7ème Escadron

L'ordre fut reçu le 19 février par le Capitaine GRIBIUS, qui, avec son 7ème Escadron de Somua, quittant Boufarik, se mit en route vers Tébessa, étalant ses départs entre les 20 et 24 février. 

 

À ce moment, l'Ordre de Bataille du 7ème Escadron était le suivant :  

 

Capitaine Commandant l'Escadron : Capitaine GRIBIUS

 

1er Peloton : Lieutenant COUPÉ

 

2ème Peloton : Lieutenant BAILLOU

 

3ème Peloton : Lieutenant DOUBOSTER

 

4ème Peloton : Adjudant/Chef TITEUX

 

P.H.R. : Adjudant THOMAS

 

Sous/Officiers : 25

Brigadiers/Chef, Brigadiers, Hommes de Troupe : 126

 

1  char Somua de Commandement

 

4  Pelotons de 5 chars Somua

2 chars Somua en réserve

 SOMUA Plaque  Les SOMUA étaient numérotés sur le côté de 01 à 23, portaient peint sur le côté l'emblème de chaque Peloton :

 

"As de Pique"  "As de Cœur"  "As de Carreau"  "As de Trèfle".

Les Somua de Commandement et de réserve portant, eux, une croix dans un cercle.

Les Pelotons du 7ème Escadron arrivèrent les 26 et 27 février 1943 à Chéria, près de Tébessa en Algérie, devant la frontière tunisienne. L'Escadron regroupé y cantonna jusqu'au moment où il fut incorporé, entre le 13 et le 16 mars, au sein du 19ème Corps d'Armée français, de fortune, composé d'un Bataillon de chars Valentine du 5ème RCA, du Maghzen mobile du Maroc et de 6 canons de 75 automoteurs servis par du personnel du 9ème R.C.A., Groupement commandé par le Colonel DALMAY de la GARENNIE.

 

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Somua n°04 du Capitaine GRIBIUS.

 

L'Escadron fit mouvement vers le sud, par un terrain "impossible" de montagne justifiant l'entrainement du Sénégal, traversant Bir el Ater, Tamerza, Reydeyef, Moulares pour arriver à Metlaoui. Le 17 mars, il se porta de Metlaoui aux dunes de l'oued Baiech, au sud de Gafsa, en vue de couper les issues sud de Gafsa et coordonner ses actions avec les éléments de l'Armée américaine. Par un temps déplorable, le 2ème Escadron participa à l’attaque victorieuse de Gafsa, objectif de choix, pénétrant en premier dans la ville que les défenseurs venaient d'abandonner.

 

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Le 2ème Escadron Gribius en Tunisie

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Présentement, la situation n’était pas brillante au Nord de la Tunisie, car les forces américaines étaient sévèrement attaquées près de Tébessa par les forces allemandes aux ordres de Rommel, pour le contrôle des portes de l’Algérie.

 

 

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Changement des patins de chenille sur le Somua n° 8 du 2ème Peloton.

 

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Entretien également du Somua n° 14

 

Le 21 mars, le Peloton Baillou fut engagé à Bordj Mathala, brèche aux abords escarpés, en couverture d'une reconnaissance américaine vers l'Est. Il se fit bombarder, sans perte, par l'artillerie allemande. Le lendemain, l'Escadron regroupé à Bordj Mathala, se porta vers Djebel Asker. Là, sous les feux violents de l'artillerie ennemie, il se positionna en appui d'un détachement de reconnaissance américain qui réussi à dégager sous les tirs des Somua à 1000 mètres. Des chars furent touchés, mais sans gros dégâts. 

 

Le 3 avril, le Colonel de LANGLADE, accompagné du Chef d'Escadrons de FÜRST vint d'Algérie pour  visiter et encourager le 2ème Escadron du Capitaine GRIBIUS.

 

Les éléments ennemis ayant décrochés subitement de leur position au Djebel Asker le 7 avril, l'Escadron exploita la situation et engagea la poursuite jusqu'à la rencontre avec les Forces américaines venues d'El Guettar. A ce moment, il reçut l'ordre de stationner près de Bir Oum Ali. Lors de la manœuvre, le Somua n°13 sauta sur mine. Son équipage, le MDL/Chef GUERTON, le Brigadier/Chef ROGER, les Chasseurs WIRTH et ODY, tous plus ou moins blessés, furent évacués vers l'arrière. 

 

Via El Guettar, l'Escadron fit mouvement à Gafsa le 12 avril. Deux jours plus tard, des portes-chars anglais embarquèrent les somua, et l'ensemble de l'Escadron se porta à Tébessa. Les 15 et 16 avril, nouveaux déplacements sur Le Kef, puis sur Siliana et là, il fut incorporé au Groupement Blindé Français (G.B.F.) sous les ordres du Général Le COUTEULX de CAUMONT qui l’envoya vers Pont-du-Fahs en relève du 3ème R.E.I. qui venait de mener une attaque frontale contre les chars Tigres allemands et avait besoin de souffler.

 

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                                                                                                               Camionnette de dépannage Laffly S15   Collection F. Jault 

     

Avec les beaux jours revenus, la fête de Pâques fut célébrée en plein air près de Bou Arada, le 25 avril, permettant du repos et quelque détente pour tous.

 

L'Escadron reprit sa marche en avant, le 26 avril, en direction de Pont-du-Fahs. Arrivé à proximité de ce point, le Peloton Titeux ouvrit un feu violent contre les éléments ennemis qui tenaient le pont et qui le firent sauter à l'approche du premier Somua. Le Peloton Titeux étant violemment pris à partie par les feux de l'artillerie ennemie et ceux d’armes antichars prit position à 1.500 m Sud-est d’El Aloui et s’y maintint jusqu’au 3 mai, puis s’installa à proximité du pénitencier de Djouggar.

 

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 Le 2ème Escadron en progression.

 

 Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Le 8 mai 1943, L'Escadron, l'Adjudant/Chef TITEUX d'abord en tête suivi des Pelotons BAILLOU, COUPÉ et DOUBOSTER, fut engagé dans de rudes combats contre des chars "Tigre" allemands dissimulés autour du Pont-du-Fahs, verrou tenu par une forte résistance allemande sur un terrain couvert de champs de mines. En vue du pont, le Peloton Baillou se mit en appui feu, alors que le Peloton Coupé s'élança...

« Le front allemand est rompu par les violentes attaques des légionnaires du 3ème R.E.I. Un groupement de fortune est constitué, l’Escadron Gribius reçoit l’ordre d’exploiter en direction de Bir Alima, puis Zaghouan. Le Peloton du Lieutenant COUPÉ, dont André MARS est l’adjoint, est en avant-garde. Contournant les destructions, les éléments de tête pénètrent à 8 heures 30 dans Bir Alima, y capturant les premiers prisonniers. A 9 heures 30, Moghrane est atteint puis occupé. L’ennemi tient les débouchés du village avec de puissants moyens antichars et pilonne avec l’artillerie la position. André MARS reçoit l’ordre de pousser une pointe vers Zaghouan pour sonder la résistance ennemie. La patrouille de MARS repère aussitôt des armes antichars embusquées à courte portée. Elle ouvre le feu, mais se découvre alors et s’expose à des batteries de 88 mm qui détruisent les deux chars. Une autre patrouille tente de leur porter secours, mais doit se replier sous le tir des canons de 88 allemands. Sur ordre, l’Escadron Gribius se replie à défilement de crête, tient tête et harcèle l’ennemi par des contre-attaques incessantes.» 

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Le Somua n°3 de l'Aspirant MARS détruit à Moghrane par un anti chars 88.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Des plaques de blindage du char Somua "n° 3" volèrent, des flammes sortirent du tourelleau dont le Chef de char était l’Adjudant MARS qui venait le jour même d'être nommé Aspirant. Avec lui, furent tués le Brigadier VELARD et le Chasseur GOLINSKI. Poursuivi par les feux ennemis, le Peloton Coupé se replia au plus vite à couvert vers Moghrane.

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A gauche, la tombe du Brigadier René VELARD, à droite, celles de l'Aspirant André MARS et du Chasseur Stanislas GOLINSKY tués à Moghrane

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Quelques heures plus tard, suite à un bombardement de 105 très précis, le Chasseur DELSAUT, ordonnance du Capitaine GRIBIUS, fut tué lui aussi.

Trois chars SOMUA avaient été détruits pendant ces combats.


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L'Adjudant/Chef TITEUX devant son char Somua      Collection F. Jault

 

Regroupé à M'Cherga le 11 mai 1943, le Capitaine GRIBIUS reçut sa nouvelle mission : Afin de faire tomber la ville de Zaghouan, s'emparer de Sainte-Marie du Zit, alors que l'ennemi était en pleine débandade ! Après un débordement par les crêtes, TITEUX en tête, DOUBOSTER en appui et BAILLOU en surveillance, l'affaire était réglée ! Toute l'intendance italienne se trouvait entre les mains de l'Escadron, deux cents prisonniers Italiens et près de cent de leurs véhicules récupérés.

 

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Ce même jour à 13 heures, le Lieutenant DOUBOSTER, sur une piste avec son Peloton, faillit percuter une Jeep allemande sur laquelle flottait un drapeau blanc et dans laquelle se trouvait un représentant du Général Allemand, Hans-Jürgen von ARNIM, Commandant Supérieur des troupes en Tunisie, qui demandait à se rendre avec tout son État-major et un Bataillon de la Division Goering.

Le Lieutenant DOUBOSTER, parlant allemand, se porta auprès du Général von ARNIM pour recevoir sa reddition, mais celui-ci, dédaigneux, exigea de rencontrer un Officier supérieur anglais ou américain, mais surtout pas français ! Le véhicule Daimler du Général von ARNIM devint l'un des trophées du 12ème R.C.A. !

 

C'était fini ! La Campagne de Tunisie était terminée et gagnée. Rejoignant Tunis, l'Escadron au complet s'installa le 17 mai en bivouac dans le Parc du Belvédère, magnifique mais poussiéreux, où cantonnait tout le Corps d'Armée. Le 7ème Escadron pansa ses plaies et soigna son matériel.

 

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l'Adjudant/Chef TITEUX entouré de 3 de ses Chefs de char du 4ème Peloton dans le Parc du Belvédère à Tunis, le MDL/Chef DEFOULOY et les Brigadiers/Chef JONNIAUX et BARRIGAUX, le MDL GAUTIER prenant la photo.                 Collection F.Jault

 

Maintenant que les Chasseurs étaient équipés d'uniformes américains, la chéchia aux trois bandes noires fut alors abandonnée au profit du calot bleu et jonquille.

 

Sur ses 23 chars Somua ayant parcouru mille cent kilomètres, il restait 19 chars, 4 chars avaient été détruits au combat au cours des trois mois de campagne.

 

 

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                                                                             Collection Chars-français       Revue à Tunis, les "Somua" du 12ème RCA

 

À Tunis le 20 mai, l'Escadron Gribius participa au magnifique défilé interallié de la Victoire boulevard Gambetta, devant le Général GIRAUD et le Général EISENHOWER, toutefois, au grand dam des Chasseurs condamnés au pied des chars, seulement pour faire la haie sur le passage des troupes !

 

affiche Tunis Général GIRAUD

 

 

Puis, quelques jours se passèrent dans ce beau Parc du Belvédère de Tunis, avec notamment une messe solennelle en plein air en Mémoire des morts et un grand dîner offert à tout l'Escadron par le Capitaine GRIBIUS.

 

Après une dernière inspection passée par le Général LE COUTEULX, l'Escadron quitta Tunis le 28 mai pour Medjez el Bab. Tout l’Escadron embarqua sur voie ferrée à Sidi-Smail à destination de Boufarik, puis pour rejoindre, le 14 juin 1943, le Régiment qui se trouvait alors stationné à Rio-Salado, dans l’Oranais en Algérie. Le 7ème Escadron s'installa à Laferrière, petit village à quelques kilomètres de Rio-Salado, peuplé de descendants de réfugiés alsaciens, découvert par le Lieutenant BAILLOU qui avait été envoyé en précurseur.

 

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Cantonnement de Laferrière                 Collection F. Jault

 

Le 19 juin 1943, au cours d'une Prise d'Armes à Rio-Salado, le Général GIRAUD remit de nombreuses décorations aux Cadres et Chasseurs du 7ème Escadron, en présence du Général Le COUTEULX qui commandait le Groupement Blindé Français victorieux. À l'issue, eut lieu un défilé folklorique des "prises de guerre" de l'Escadron.

 

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                                                                      Collection Chars-français     Chars "Somua" du 12ème RCA prêts à l'embarquement.

 

 

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Le 30 juin 1943, le Capitaine GRIBIUS rédigeait un compte rendu à l'intention du Général de SAINT-DIDIER, Commandant la Brigade Légère Mécanique :

 

"Au cours de la campagne, soit du 24 février au 20 mai, l'Escadron SOMUA devait parcourir sur ses chenilles 1.100 Kms. Pendant cette période, deux moteurs, douze embrayages, deux mécanismes de direction, trois radiateurs furent changés, pour ne parler que des grosses réparations. Tous ces dépannages furent effectués par l'atelier de l'Unité.

 

L'itinéraire suivi par les chars est un magnifique témoignage de la qualité et de la rusticité du char SOMUA, à tel point que les utilisateurs de ce matériel eux-mêmes, qui pourtant en connaissent la valeur, pour l'avoir conduit des champs de bataille de la Campagne de France, au Sénégal, puis en Tunisie, ne pouvaient que s'étonner du faible déchet en matériel, après les plus dures étapes faites dans les conditions les plus difficiles.

 

Pour conclure, disons simplement que 19 chars sur 23 sont aujourd'hui à Rio-Salado. Les quatre autres sont ceux qui furent détruits par l'ennemi au cours des trois mois de campagne. Le char SOMUA peut donc encore se classer parmi les meilleurs Chars modernes au point de vue mécanique. Il a la vitesse, l'autonomie, la résistance et la rusticité des meilleurs chars américains actuels.

 

Mais son infériorité réside dans son armement insuffisant, dans ses moyens de transmissions inexistants, dans son blindage excellent mais également insuffisant, dans l'aménagement intérieur de la chambre de combat qui ne correspond plus aux nécessités de la guerre moderne. Le canon de 47 porte à mille mètres un obus explosif de petit calibre et perfore à 500 mètres quarante millimètres

de blindage. Le canon de 88 ou de 75 Skoda, perfore à 2000 mètres le même blindage.

 

En réalité d'ailleurs, la question blindage intervient peu car le blindage sera toujours vaincu par le canon. Ce qu'il faut, c'est pouvoir embosser loin de l'objectif une arme qui soit capable de le détruire, et ayant une mobilité qui lui permette d'éviter le coup réponse. Le char SOMUA devant le canon de 88 auto-moteur ou le canon de 75 Skoda sur destroyer ou char était une proie facile, recevant des coups à des distances excédant la portée et l'efficacité de ses armes. Nous ne pouvions que nous faire battre "en détail" par l'ennemi, à moins de n'intervenir que soutenus par des éléments susceptibles de combler cette infériorité..."

 

 Le Capitaine GRIBIUS, à l'issue de cette campagne de Tunisie, recevra du Général BOISSAU, Commandant le Front Sud-Est Algérien, une Citation à l'ordre du Corps d'Armée :

 

" Commandant un Escadron de Chars SOMUA, a fait de son unité une troupe magnifique, lui imprimant son ardeur et ses qualités manœuvrières. A réussi, en dépit des pires difficultés, après une marche de plusieurs centaines de kilimètres, à mener son Escadron complet à pied d'œuvre pour participer à la prise de GAFSA, le 17 Mars 1943, à laquelle il a pris une part importante. s'est distingué, au cours des journées suivantes, en prenant le contact de l'ennemi dans la région du DJEBEL ASKER, faisant l'admiration des troupes alliées voisines par son sang froid et sa maitrise dans la conduite de ses Pelotons.

Le 7 Avril, s'est porté avec impétuosité à la poursuite de l'ennemi en retraite, atteignant d'un seul élan l'objectif lointain qui lui était fixé". 

 

 

 

12_RCA__2eDB_insigne Intégration dans la 2ème Division Blindée 12_RCA__2eDB_insigne

 

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                                                                                                            Colonel Paul de LANGLADE

 

À Rio-Salado, le 12ème R.C.A. continua son instruction et son entrainement sur 4 vieux chars FT 17 dénichés à Oran, remplacés bientôt par une demi-douzaine de chars D1 des années 30, en mauvais état, qu'il restitua à Oran le 29 août. En juin 1943, le Régiment avait également récupéré des camions Fiat italiens, en parfait état de marche, provenant de la reddition de leurs troupes à tunis le mois précédent.

 

Rio-Salado, avec sa petite église, sa mairie, le square d'une propreté méticuleuse et à l'ensoleillement quasi perpétuel, faisait penser à une petie ville de province de Métropole. Les Officiers et les Sous-officiers étaient logés chez l'habitant.

En ces temps difficiles, il y avait à Rio-Salado, pour chaque Chasseur, une "marraine de guerre" qui lui tricotait chaussettes et pulls, et lui envoyait, en même temps qu'une photo, quelques gâteries; soutien moral efficace.

Tous les dimanche et à tour de rôle pour chacun des Groupes d'Escadrons, il était organisé un transport à Oran pour aller se baigner sur une des plages des environs. Il était également possible d'aller au cinéma.

Fin Juin 1943, de LANGLADE maintenant Lieutenant-colonel, rencontra par hasard dans un restaurant de bord de mer en banlieue d'Alger le Général LECLERC qu'il avait connu Capitaine avant la guerre et qu'il n'avait pas revu depuis plusieurs années. Au cours d'une discussion amicale, après des échanges fructueux, LECLERC lui proposa d’intégrer le 12ème Régiment de Chasseurs d’Afrique, ses 8 Escadrons et ses 2000 hommes instruits dans la Division qu’il était en train de constituer. Immédiatement, de LANGLADE accepta et se mit sous ses ordres, propos confirmés le lendemain au cours d'un nouveau dîner. Le Général LECLERC dut ensuite faire accepter cette intégration par le Général LEYER, Chef d'État-major de l'Armée de Terre. Alors que ce dernier demandait l'accord de LANGLADE, le Lieutenant-colonel répondit : " Si j'avais 50 ans et le Général LECLERC 28, j'accepterais encore avec joie d'être placé sous ses ordres".

 

À ce moment, le paquetage du Chasseur d'Afrique était encore composé : d'un short et d'un pantalon, d'une chemisette, des souliers, d'un ceinturon en cuir, d'une ceinture rouge de tradition avec ses trois bandes noires et de la chéchia rouge comportant à sa base ces mêmes trois bandes en mémoire de trois Régiments qui avaient éprouvés de lourdes pertes au cours d'engagements mémorables.

 

Un jour du mois de juillet 1943, tous les Officiers et S/Officiers du Régiment, environ 120 personnes, furent convoqués au cinéma de Rio-Salado par le Général LECLERC. Ce dernier arriva en saharienne, short, sa canne au bras, accompagné sur scène par le Colonel de LANGLADE. Quelques mots, quelques détails sur la 2ème D.B. en formation et sa profonde conviction en la victoire finale. 

 

A compter du 3 août 1943, le 12ème R.C.A. fut formé en Régiment de chars légers. 

 

Le Général GIRAUD vint visiter le Régiment à Rio-Salado le 9 août. Le 2ème Peloton du 2ème Escadron fut de Garde d'Honneur. 

 

Le 24 Août 1943, le Général LECLERC reçut officiellement le Commandement de la 2ème D.B. Le principe de son équipement par les Américains avait été négocié par le Général GIRAUD avec le Président ROOSEVELT en Janvier 1943 à Anfa (Casablanca).

 

 

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Le Capitaine GRIBIUS derrière le radio de l'Half-track n°409425

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Du premier septembre à décembre 1943, le 12ème R.C.A. forma quatre Escadrons de combat avec l'arrivée d'effectifs et de matériel provenant des 1er, 2ème et 4ème Régiments de Chasseurs d'Afrique, l'instruction était dirigée par le Chef d'Escadrons de FÜRST avec du matériel anglais, mais aussi avec des vieux chars H35 et H39 parmi ceux qui restaient disponible au Maroc.

 

Notamment, le 1er Escadron du 12ème R.C.A. fut formé par le dédoublement du 1er Escadron du 1er R.C.A. basé près de Casablanca qui fit mouvement le 2 septembre 1943 à Turgot en Oranie, dans la zone de stationnement du 12ème R.C.A. Le Capitaine du HAYS en prit le Commandement. 

 

Regroupé depuis le 30 août à Boufarik, le 12ème R.C.A. donna naissance le 1er septembre, par dédoublement, au 12ème Régiment bis de Chasseurs d'Afrique, qui devint le 16 septembre 1943, le 12ème Régiment de Cuirassiers, bientôt mis sous les ordres du Lieutenant-colonel WARABIOT. Ce dernier repris sa devise: "Pericula Ludus", soit : "Au danger mon plaisir". Pour le former, quelques Officiers furent mutés du 12ème R.C.A. au 12ème Cuirs : Le Chef d'Escadrons ROUVILLOIS, les Capitaines de la JONQUIERE et LETELLIER, le Lieutenant BRIOT de la CROCHAIS, le Sous-lieutenant PITY etc... Le PC du 12ème Cuirassiers s'installa à Hammam-Bou-Hadjar dans l'Oranais, en Algérie.

 

Le 10 septembre 1943, Le Général LECLERC cru bon, après qu'il eut reçu les Officiers les uns après les autres, de mettre les choses au clair lors d'une allocution devant les 12ème Chasseurs et 12ème Cuirassiers réunis : 

"Vous êtes affectés à la 2ème D.B. sous mon Commandement. C'est la première grande unité dans laquelle se trouvent réunis des Français, qui depuis trois ans étaient séparés par les circonstances. Je vous demande de réfléchir à l'importance de cette réunion. Notre pays est dans une situation qu'il a rarement connu. Il est devenu une nation de second ordre...Nous ne pourrons plus nous payer le luxe de divisions internes. L'Union est plus nécessaire que jamais pour rendre à la France sa grandeur nationale".

Il annonça également que le 12ème RCA allait rejoindre le Maroc et percevoir du matériel et des uniformes américains.

 

Suivit alors pour le 12ème R.C.A. une phase de préparation, d’organisation, de montée en puissance des hommes et du matériel.

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Implantation du 12ème R.C.A. en forêt de Témara au Maroc

 

Laissant son dépôt à Rio-Salado, le Régiment quitta l'Algérie le 16 septembre par chemin de fer pour arriver le 28 septembre près de Rabat au Maroc, à l'angle Sud-ouest de la forêt de Témara au bord de l’océan Atlantique, pour parfaire son instruction sur le matériel américain nouvellement perçu, qui sortait des chaînes de montage de Casablanca.

 

Des Sherman tout neuf, "prêts à servir", remplacèrent bientôt les chars Somua. 17 Somua furent reversés au 7ème Régiment de la Garde, Escadron d'Oran et 2 à l'École des Élèves Aspirants d'A.F.N. à Cherchell. Auparavant, les plaquettes "S.O.M.U.A." qui étaient fixés à l'avant de chaque char furent soigneusement retirées puis soudées à l'avant des nouveaux chars Sherman affectés, sous l'habitacle du pilote, comme souvenir et porte-bonheur. 

 

C'était l'heure aussi, et la fébrilité, de réceptionner les armes, uniformes et équipements américains sur les chaînes de montage où étaient assemblés les milliers de véhicules souvent en kits que vomissaient dans le port les Liberty-ships provenant des Etats-Unis. C'est à ce moment que le calot bleu pâle à fesses jaune canari de tradition remplaça le calot kaki U.S. Army perçu antérieurement.

 

Pour compléter l'uniforme, il y avait également un casque en acier contenant une doublure en plastique très légère, un ceinturon de toile comportant des œillets qui permettaient d'y fixer une gourde et un quart, un étui de pistolet et un étui destiné à recueillir des médicaments de premiers secours. Les officiers perçurent en plus un blouson de toile doublé en drap de laine à fermeture Éclair, une petite sacoche porte-cartes en toile et des jumelles.

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En forêt de Témara étaient regroupés les différents Régiments de la 2ème DB, chacun dans un secteur de cantonnement. Les Escadrons du 12ème R.C.A. étaient dispersés dans un sous bois de chênes-lièges semé de clairières qui permettait l'installation et la manœuvre des chars et des autres véhicules, GMC, Dodges, 6x6, 4x4. Le sol était sablonneux et plat, chaque Peloton disposait d'une aire distincte et les guitounes étaient alignées au cordeau. Les hommes avaient un réfectoire couvert et une cuisine.

 

Très rapidement, les pilotes "SOMUA" devinrent d'excellents pilotes "Sherman" dont la conduite était assez aisée. En quelques heures, chaque équipage fut opérationnel. Huit jours après, un exercice sur terrain au niveau Escadron permit de vérifier la bonne aptitude au combat. Trois hommes étaient en tourelle, Chef de char - tireur et radio chargeur, deux aux postes de pilotage, pour former une équipe soudée.

 

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                                                                                  A Témara, le Sherman "LIMOUSIN" du G.T.L. et son équipage 

                        Chef de Char MDL DOUGNAC - Pilote Brigadier/Chef GALVEZ - Copilote Chasseur LUIGGI - Tireur-radio Chasseur BATTESTI.  Collection Galvez

L'entrainement se poursuivait activement, entrainement physique, connaissance des armes, des appareils et procédures radio, identification des avions amis et ennemis, tirs sur cibles fixes et mobiles etc... Les gardes se succédèrent, les spécialistes affutèrent leur aptitude. Entre autre, il était impératif que chaque Chasseur soit titulaire du permis de conduire une Jeep.                                           

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                                                                                Insignes des Unités composant la 2ème Division Blindée.

La fusion des différents Régiments composant la 2ème D.B., dont les cadres venaient de tous les horizons politiques, fut difficile et longue à se faire. De multiples incidents émaillèrent cette intégration. Notamment, suite à une provocation au cours d'un "pot d'Honneur" dans les sous-sol du grand hôtel Balima à Rabat, en fin d'année 1943, le 12ème R.C.A. fut raillé et surnommé le "12ème Nazis " ou " Royal-Nazi " par certains anciens du 501ème Régiment de Chars de Combat, du Régiment de Marche du Tchad, du 3ème Régiment d'Artillerie Coloniale et du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains, tous des Forces Françaises Libres, alors que le 12ème R.C.A., le Régiment Blindé de Fusillés Marins, le 12ème Cuirassiers et autres provenaient de l’Armée d’Armistice fidèle au Général Henri GIRAUD. 

Le Général LECLERC fit peindre une petite carte de France sur chaque véhicule de la Division. Seules les unités provenant de la France Libre y ajoutèrent une croix de Lorraine.

Comme Commandant en Second, le Lieutenant-colonel de LANGLADE choisit le Chef d'Escadrons MINJONNET dont il connaissait parfaitement la valeur pour l'avoir eu sous ses ordres comme Capitaine d'Escadron au 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique pendant plus d'un an.

 Nouvel Ordre de Bataille du 12ème R.C.A en Septembre 1943 :

ÉTAT-MAJOR

Chef de Corps : Lieutenant-colonel de LANGLADE

Chef d'Escadrons Commandant en Second : Chef d'Escadrons MINJONNET

Capitaine Adjoint : Capitaine MARRON

Chef d'Escadrons de Réserve de Cadres : Chef d'Escadrons de FÜRST

Chef d'Escadrons du Service Auto : Chef d'Escadrons DIDELOT

Peloton de Commandement : Officier de Renseignements : S/Lieutenant HOUEL

Peloton de Transmissions : S/Lieutenant de LENCQUESAING

E.H.R. : Capitaine STARCK

Peloton des Services : S/Lieutenant KUNZLI

Peloton d'Approvisionnement : S/Lieutenant BERGER-VACHON

Peloton Echelon : Lieutenant d'URBAL

Peloton Sanitaire : Lieutenant NETIK

1er ESCADRON de Chars Légers : Capitaine du HAYS

Chef de Peloton : Lieutenant de la MENSBRUGE

Chef de Peloton : Lieutenant BOUCHER

Chef de Peloton : Lieutenant LEGRIS

Chef de Peloton : Aspirant JACQ

2ème ESCADRON de Chars Moyens : Capitaine GRIBIUS

Chef de Peloton : Lieutenant COUPÉ

Chef de Peloton : Lieutenant BAILLOU

Chef de Peloton : Lieutenant DOUBOSTER

Chef de Peloton : Adjudant/Chef TITEUX

3ème ESCADRON de Chars Moyens : Capitaine de BORT

Chef de Peloton : Lieutenant JACQUIER

Chef de Peloton : Lieutenant BIOSSE-DUPLAN

Chef de Peloton : Lieutenant de MONTAL

Chef de Peloton : Adjudant/Chef MAUGER

4ème ESCADRON de Chars Moyens : Capitaine HARGOUS

Chef de Peloton : Lieutenant ISSAVERDENS

Chef de Peloton : Lieutenant ZAGRODSKI

Chef de Peloton : S/Lieutenant d'ARCANGUES

Chef de Peloton : Adjudant/Chef JEANDET

Quelques jours plus tard, le Général LECLERC, connaissant ses qualités remarquables, fit affecter le Capitaine GRIBIUS à son État-major, pour tenir le 3ème Bureau. Le Capitaine, après un repas de Corps, fit ses adieux à son 2ème Escadron qu'il laissait à son adjoint, le Lieutenant COUPÉ.  

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Présentation du Fanion du 12ème RCA lors de l'inspection du Gal LEYER.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

A compter du 25 septembre 1943, le Lieutenant-colonel GIROT de LANGLADE fut promu Colonel.

 

Les 26 Septembre et 5 Octobre 1943, Médecins et infirmières du 13ème Bataillon Médical furent en inspection sanitaire au Régiment.

 

Le Général LECLERC fit rassembler le 14 octobre, au casino de Témara, plus de 400 Officiers de la Division déjà arrivés et prononça une longue allocution sur ses projets qui fut suivi d'un salut aux Couleurs et d'un apéritif avec sandwichs.

 

25 Octobre 1943, Le Général LEYER, Chef d'État-major Général de l'Armée de Terre, vint à Témara réaliser une inspection des Unités, dont le 12ème R.C.A.

 

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Revue du 11 novembre 1943 - Le Colonel de LANGLADE et son pilote, le Chasseur EBERHARDT

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Noël 1943 - Des colis venant des Américains furent distribués dans les Escadrons. Des permissions permettaient aux Chasseurs de visiter Rabat, Meknès et Casablanca.

 

Fin décembre 1943 et début janvier 1944, tous les chars du Régiment furent baptisés aux noms de Provinces de France. Au 1er Escadron le Centre-ouest, au Second le Sud-est, au troisième le Nord et l'Est, au quatrième le Sud-ouest.

 

L'hiver fut rigoureux sous des grandes tentes, des guitounes, suant d’humidité parmi les chênes-lièges aux troncs tordus et au pieds un sol sablonneux. Le Printemps, par contre, hâtif, tapissé de fleurs et de senteurs d’oliviers sauvages. Il n'y avait pas d'eau courante et pour boire, pour se laver ou laver ses vêtement, il fallait utiliser l'eau rapportée des oueds, souvent celui de Sidi-Yaya, dans les jerricans des véhicules. En général, l'aller se passait très bien, par contre, pour le retour ce n'était pas la même chose, car un astucieux Marocain, ayant tout compris, avait monté une petite buvette clandestine près du cours d'eau qui permettait d'abreuver les hommes de "corvée" !

 

20 Janvier, le Médecin-capitaine GRAS affecté au Régiment passa pour contrôler l'état sanitaire et notamment de la cabine prophylactique de la maison réservée "Le Camélia".

 

Sous le regard perçant du Général LECLERC, du 24 au 26 janvier, une manœuvre commune 12ème RCA, 2ème Bataillon du RMT et 40ème Groupe d'Artillerie, dans la rocaille de Sidi Yaya, permet de mettre au point les procédés d'emploi tactique des trois Armes.

 

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Instruction des équipages sur Sherman

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Les 12, 13 et 14 février 1944, une commission américaine commandée par le général KLINGMAN vint inspecter, une fois de plus, la 2ème D.B. pour constater son aptitude à aller au combat. Après un examen draconien de quarante huit heures et deux manœuvres avec tirs réels, le feu vert fut donné, salué par tous les hommes de la Division. Dès le lendemain, les manœuvres reprirent de plus belle, d'Escadron, de Régiment, axées sur le binôme chars-infanterie.

 

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Forêt de Témara - dont les Chasseurs René MARTIN et Jacques POULIN (qui sera tué à Toussus le Noble)

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Le 6 avril, le Général LECLERC fit parvenir à chaque Chef de Corps de sa Division le texte suivant :

 

"Toutes permissions suspendues jusqu'à nouvel ordre. Réunion de tous les Chefs de Corps et Services ce jour à 11 heures 30 chez le Général avec situation des permissionnaires et du matériel indisponible."

 

Puis le Général de GAULLE, Président du Comité Français de la Libération Nationale, vint lui-même en inspection le 7 avril 1944. A 10 heures, douze mille hommes, trois mille véhicules lui furent présentés au bivouac du 501ème R.C.C., puis, à 13 heures, de GAULLE fit rassembler les Chefs de Corps au casino de Témara, où était implanté le PC de la Division : de LANGLADE pour le 12ème R.C.A., MALAGUTI pour le 501ème R.C.C., WARABIOT pour le 12ème Cuirassiers, MAGGIAR des Fusiliers Marins etc. pour leur affirmer, du haut de la scène et les bras élevés en V, que la victoire était non seulement possible, mais certaine et que, officiellement, la 2ème D.B. débarquerait bientôt en France.

 

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Préparation à l'embarquement des Sherman "ISERAN" et "VALSERINE" du 2ème Escadron.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Effectivement, trois jours plus tard, le jour de Pâques, les militaires du premier détachement " A ", bientôt suivi du détachement "B", embarquèrent sur les premiers des 17 L.S.T. (Landing Ships Tank) à fond plat de 10.000 tonnes, à équipages britanniques, au port de Casablanca en direction de l’Angleterre, après une nuit passée à proximité sur le terrain des "Roches Noires".

 

Dirigé par les orienteurs américains, l'embarquement se faisait par les deux immenses portes à l'avant du bateau. Une sorte de grand ascenseur était abaissé pour charger les véhicules, puis, remontant, les déversait dans la cale pour y être arrimés par de grosses chaînes. Chaque L.S.T pouvait contenir 55 chars de 32 tonnes dans ses cales, plus les véhicules plus légers : Halftracks, GMC, jeeps etc...qui étaient montés sur le pont supérieur.  

 

Le matériel fut embarqué la veille, puis le reste suivit et cela pendant plusieurs jours.

 

Tout le convoi était parti, sauf le bateau amiral tombé en panne de dynamo grillée avec à son bord le Colonel de LANGLADE et tout son État-major !

 

Les premiers jours, la mer était mauvaise, très mauvaise. Le personnel qui occupait les couchettes des coursives supérieures était sérieusement secoué, malade, car tout dansait, tout valsait, tout se renversait à bord. Pour ceux qui "tenaient le coup", des rations K.S. étaient distribuées.

 

Le convoi, pour éviter l'ennemi, tous feux éteints, mit le cap vers les Açores, s'intégra à un convoi venant d'Italie et du Moyen-Orient, évita la traversée meurtrière de la manche, remonta vers le Groënland et contourna l'Ecosse. Arrivée plus calme aux ports, le débarquement se fit à Swansea et à Port-Talbot, région de mines de zinc couverte de puits, les 22 et 23 avril (Pays de Galles).

 

Après un chaleureux accueil de la part des habitants de ces deux ports, les chars légers et les half-tracks, chargés sur des plates-formes,  partirent par voie ferrée sous les ordres du Chef d'Escadrons MINJONNET, les autres véhicules, par route, aux ordres du Chef d'Escadrons NOIRET du 12ème Régiment de Cuirassiers.

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                                                                                                                         Collection J.C. Galvez

Entre le 24 et le 29 avril, les détachements "A" et "B" firent étapes à Newport, Lanceister, Luttenworth, Doncaster et enfin Hessle, au cantonnement de Travy-Parc.

Après un parcours de 500 km, le dimanche 30 avril, le Groupement Tactique "L" et ses 238 chars gagnèrent Dalton-Hall, dans la région de Hull, sur la côte est, dans le Comté du Yorkshire. Les camps étaient répartis en étoile sur 40.000 hectares, champ de manœuvres idéal pour les chars de la division Leclerc. 

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          Réalisation A. Planchon  

Par un froid de canard, le Poste de Commandement du Colonel de LANGLADE se déploya dans un vieux château à moitié brulé, réquisitionné, considérable et confortable, du nom de Sunderlandwick Hall, à deux kilomètres de la petite ville de Great Driffield. Dans ce château logent également une grande partie des Officiers de l'État-major : Le Commandant VERDIER, les Capitaines ARNAUD, MASNIERE, ROCHELET, FABRE, les Lieutenants BISSERIER, MENINGER et l'Aspirant Guy de VALENCE. Le Colonel de LANGLADE se réserva deux chambres très confortables.

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Fimber Station - De gauche à droite : Aspirant Robert PICQUET - S/Lieutenant Christian de TRUCHIS - Aspirant Jean-Pierre NOUVEAU

Entre le 10 et le 20 mai, l'élément postcurseur du Régiment, dit détachement "C", principalement composé du 2ème Escadron, q uittant le Maroc, arriva au port d'Oran en Algérie pour embarquer sur le s/s "Capitaine Castle". Le 30 mai, le bateau accosta en rade de Liverpool et l'Escadron traversa à son tour l'Angleterre pour rejoindre le Régiment.

Les Escadrons étaient sous tentes non chauffées au camp de Fimber Station situé dans un vallon à quelques kilomètres de là, aucune maison à proximité sinon celle du garde barrière du chemin de fer. Ce confortable village de toile était très bien approvisionné par l'intendance américaine, rien ne manquait...il y avait même du café et des cigarettes, mais pas d'alcool. Le samedi soir, les permissions donnaient l'occasion d'aller au dancing ou dans les pubs à Hull.

Le matin était consacré à l'entretien du matériel et l'après midi, il y avait quartier libre à partir de 17 heures. Deux fois par semaine, il y avait tir au canon sur Sherman et aussi à la carabine. Pour se rendre au champ de tir, il fallait traverser la ville de Hull avec les chars, et cela se faisait sous les applaudissements des badauds.

Le programme d'instruction et d'entrainement intensif, grandeur nature, préparatoire au débarquement, put reprendre. Les manœuvres étaient exécutées sur les terrains des Wolds East Yorkshire, manœuvres divisionnaires, mais aussi de concert avec les Unités américaines et anglaises, voire polonaises et tchécoslovaques.

 

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                              Le parc et le château de Sunderlandwick hall                                  

Le Général LECLERC pour former sa Division de 14.190 hommes avait procédé à la constitution de trois Groupements Tactiques interarmes, le G.T.R. fut constitué un peu plus tard, association de chars, d'infanterie portée et de canons automoteurs :

2 DB

Le Groupement Tactique Dio "G.T.D."

Le Groupement Tactique Langlade "G.T.L."

Le Groupement Tactique Malaguti " G.T.M.", remplacé au débarquement par Groupement Tactique Warabiot " G.T.V." 

Composition du "G.T.L.", Commandé par le Colonel de LANGLADE :

G T LANGLADE bis

12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique, du Chef d'Escadrons, puis Lieutenant-colonel MINJONNET.

2ème Bataillon de Marche du Tchad du Commandant MASSU.

40ème Groupe d'Artillerie Nord-africain du Commandant MIRAMBEAU.

1 Compagnie de Combat du 13ème Génie du Capitaine TRAVERS.

1 Escadron de Reconnaissance du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains.

1 Compagnie des Forces Terrestres anti-aériennes.

1 Compagnie du 13ème Bataillon Médical du Médecin-commandant BROCK

1 Escadron de Réparations.

Soit un effectif d'environ 4.000 hommes et 900 véhicules.

 

Le 17 mai 1944, de LANGLADE, promu Colonel, rédigea l'Ordre du Jour suivant:

"Par ordre du Général Leclerc, commandant la 2ème Division Blindée, je quitte le Commandement du 12ème Chasseurs d'Afrique à la date du 16 mai 1944. Groupe Autonome du 1er Régiment de Chasseurs d'Afrique le 1er mars 1941, puis Groupe Autonome du 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique, enfin 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique au Maroc, en Afrique Occidentale Française, en Tunisie, en Angleterre, j'ai aidé aux premiers pas du régiment et j'ai été son premier Colonel. Il m'a donné sa confiance et son affection, qu'il sache aujourd'hui, que mon cœur est à lui sans partage.

En remettant le commandement entre les mains du Chef d'Escadrons MINJONNET, j'adresse à lui, aux Officiers, Sous-officiers, Brigadiers-chefs, Brigadiers et Cavaliers, à tous mes vieux compagnons, l'expression de ma gratitude émue. Le Régiment détient deux vertus essentielles: l'esprit de sacrifice, l'esprit d'obéissance. C'est pourquoi je lui dis ma foi dans la victoire et ma certitude de ses exploits dans la bataille imminente qu'il va livrer pour la libération de la Terre de France".     

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                    La jeep du Colonel de LANGLADE, servant également à l'Aspirant de VALENCE, conduite par son neveu, le Chasseur Lucien LE LASSEUR.

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                                                                                          Juin 1944 - Le Colonel de LANGLADE à Sunderlandwick     Collection J.C. Galvez     

                                   

Le même jour, de LANGLADE prit à sa charge le Groupement " L ".

 

 

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Le Lieutenant-colonel Pierre MINJONNET

surnommé le "Père Mégot" à cause de la cigarette suspendue continuellement à ses lèvres

 

La veille, le 16 mai 1944, Chef d'Escadrons MINJONNET devint officiellement le nouveau Chef de Corps du 12ème R.C.A. Le Chef d'Escadrons de FÜRST devint Commandant en Second du Régiment.

 

Au cours d'un déjeuner au Régiment, le 24 mai, le Chef d'Escadrons MINJONNET reçu du Général LECLERC une très belle photo encadrée le montrant, au cours d'une Prise d'Armes à Rabat, au côté du Général de Gaulle qui salut le Fanion du 12ème R.C.A.. Cette photo avait été prise par le Lieutenant Christian GIRARD, Aide de Camp du Général LECLERC.

 

L'exercice du 5 juin, dont le nom de code était "Kestrel", opposa dans le nord du Yorkshire une partie de la 2ème D.B., dont le Groupement de Langlade, à des Polonais de la division blindée Matchek, par une température de -10° et sous des bourrasques de vent glacial. Exercice déterminant pour juger l'état de préparation des Unités.

 

Le 6 juin 1944, le débarquement des Américains en France sur les côtes normandes fut annoncé partout. Opération "Overlord", Jour mémorable.

 

Une nouvelle inspection du Général COOK, Commandant le XIIème Corps, eut lieu le mercredi 7 juin. Elle fut suivie d'un défilé des Unités de la Division, soit dans l'ordre : le R.M.S.M., le R.B.F.M., le R.M.T., le 12ème R.C.A. et enfin le 501ème R.C.C. Un Peloton du Régiment avec Fanion et Garde lui rend les Honneurs.

 

Du 10 au 12 juin, Le Colonel américain PEEKE de ce même XIIème Corps vint  inspecter le matériel "Showdown Inspection".

 

Le 21 Juin 1944, le Général LECLERC, lors d’une Prise d’Armes au Q.G. de la Division dans le très beau parc du château de Dalton-Hall, après un grand discours sur l'avenir de la France, s’avança avec un petit insigne dans sa main représentant une croix de Lorraine au centre d'une carte de France dorée sur fond bleu, créé par lui-même, et déclara :

«Voici l’insigne de la Division choisi par vous. Il est à l’image de la France, marquée de la Croix de Lorraine. Chacun d’entre vous en recevra un exemplaire numéroté. Je réserve le numéro 1 pour le Capitaine DIVRY qui nous a déjà précédés, parachuté sur le sol de la Patrie. le n° 2 est destiné au Général de GAULLE, Je m’attribue le numéro 3. Prenez soin du vôtre. Portez-le toujours.»

remise insigne par Gal LECLERC

 Remise de l'insigne de la 2ème D.B. à Dalton-Hall       Livre du Gal Compagnon : "LECLERC, Maréchal de France"

 

 

23 juin 1944, nouvelles manœuvres de la 2ème D.B autour du Général LECLERC, des Colonels NOIRET, DIO et de LANGLADE. .

 

Le 28 juin, le Général PATTON, Commandant la 3ème Armée Américaine, dont faisait partie la 2ème D.B., passa une rapide inspection d'une demi-heure au camp de Fimber Station, qui fut suivie d'un déjeuner à Dalton Hall. Le Général George PATTON, forte corpulence, culotte de cheval, bottes à éperons, avait été en 1912 et 1913 élève stagiaire à l'École de Cavalerie de Saumur. Un Escadron lui rendit les Honneurs.

 

Le 3 juillet 1944, à 12 heures 45 sous la pluie, une cérémonie eut lieu sur les belles pelouses de Dalton-Hall, devant de nombreux militaire des Armées Alliées et civils, le Général KOENIG, commandant les Forces Françaises en Grande-Bretagne et les Forces Françaises de l'Intérieur, venu spécialement de Londres avec l'Amiral d'ARGENLIEU, remit son nouvel Étendard au 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique où était déjà inscrit son premier titre de gloire : " Tunisie ", qui avait été fabriqué et offert par l'association " Anglais amis des Français de Londres".

Le Régiment de Marche du Tchad, le 501ème Régiment de Chars de Combat et le 13ème Génie reçurent également leur Drapeau et Étendard.

Tous ces Drapeaux et Étendards furent bénis par l'Aumônier Divisionnaire.

Pour la première fois, le régiment portait le calot bleu ciel à fond jonquille de tradition.

Puis ce fut le défilé des Troupes de la Division bénéficiant d'une éclaircie.

À partir de ce jour, on peut considérer que l’union de tous les Régiments composant la 2ème D.B. fut véritablement concrétisée.

 

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Dalton-Hall (Angleterre) QG du Général LECLERC - Remise des Drapeaux et Étendards aux Régiments de la 2ème D.B. par le Général KOENIG. Photo du haut : à droite, la Garde à l'Étendard du 12ème R.C.A que l'on retrouve sur la photo du bas.

 

 

Le 11 Juillet 1944, sous les frondaisons du beau parc du château de Sunderlandwick, eut lieu une séance de photos du P.C. du G.T.L. et de chaque Escadron du 12ème R.C.A.

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            État-major du "G.T.L." A la droite du Colonel de LANGLADE, le Commandant Henri VERDIER, son Chef d'État-major, dans le parc de à Sunderlandwick Hall       Collection J.C. Galvez

 

 même lieu... Le Groupe de Protection de l'État-major du G.T.L.

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 de bas en haut et de gauche à droite : 4ème au 4ème rang : Ange GALVES.                Collection J.C. Galvez

 

Le Poste de Commandement du 12ème RCA

12eme Angleterre PC

 

 L'Escadron Hors Rang du 12ème R.C.A.

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Collection J. Verbruggen

De gauche à droite et de bas en haut : n°3 MORINEAU, 4 KERVIEL, 5 VECCHI, 6 KUENTZ, 7 LAURENT ?, 8 ALTENBOURGER, 25 MDL/Chef FERRAND, 26 MDL WEISSGERBER, 27 A/C THOMAS, 28 LT KUNTZLI, 29 CNE STARCK Commandant l'Escadron, 31 ASP DUFOUR, 34 MDL/C TOURNIER, 37 SCHWALM ?, 42 RUGGIERI, 43 VÉLUT, 44 BOZZI, 45 GARNICHAT, 46 VERBRUGGEN, 47 LENEL, 50 KERRIEN, 51 LAMARRE, 52 BAROSSO, 53 CARRE, 54 DESJEUNES, 55 LION, 56 MDL/Chef FLEURANCE ?, 60 PLANCHAT, 62 A/C RABIC, 63 NACKEN, 67 SARCLIER ?, 68 BOVNI, 69 AMATH, 70 LASFARGEAS, 71 MARTEN, 72 ANDROUSE, 73  JEGAUD, 74 ARETCHE, 75 BLONDEL, 76 DUPRE, 77 MISSOFFE,  

 

...Même lieu...Les Officiers du 12ème R.C.A.

12 RCA Angleterre

De gauche à droite et de bas en haut :

1er rang : 3ème ASP de VALENCE, ASP PIQUET

2ème rang : Père-aumônier de GEVIGNEY, CNE de BORT, CNE MANIERE, CE de FÜRST, CL de LANGLADE, CE MINJONNET Chef de Corps, CE ARNEMANN, CNE HARGOUS, CNE du HAYS, CNE STARCK, CNE MARRON.

3ème rang : 3ème LT ZAGRODSKI, 7ème CNE de PARCEVAUX, 8ème LT de MONTAL.

4ème rang : 3ème SLT CHEYSSON

...même photo agrandie...

 FONDS LECLERC 115 CL de LANGLADE - LCL MINJONNET - SLT de VALENCE - SLT TIQUET

 

Le 1er Escadron

FONDS LECLERC Boite P 1 12Avant dernier rang, 4ème partant de droite : Chasseur Adelin LOZANO.

Le 3ème Escadron

FONDS LECLERC Boite P 3e escadron

...photo agrandie...

FONDS LECLERC 3 e

de gauche à droite : Aspirant PIQUET - Lieutenant de MONTAL - Capitaine de BORT - Aspirant MEYER

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

 

Le 4ème Escadron

FONDS LECLERC 4ème Escadron photo

...photo agrandie...

 FONDS LECLERC 4ème Escadron photo 2

Lieutenant ZAGRODSKI - Capitaine HARGOUS- S/Lieutenant de MISCAULT - Aspirant CEUGNIET

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Les jours passèrent sous le crachin, entre manœuvres, tirs, préparatifs et inspections. Enfin, le 20 juillet, l’ordre fut donné par LECLERC de rejoindre les ports d’embarquement du sud de l'Angleterre. Le Chef d'Escadrons MINJONNET, Chef de Corps du 12ème R.C.A., dicta son Ordre du Jour :

 

"Officiers, Sous-officiers, Brigadiers et Chasseurs,

La Division vient de faire sa dernière étape en terre étrangère; notre prochaine étape sera la France. L'heure tant attendue va enfin sonner. Demain, nous entrerons dans la bataille aux côtés de nos alliés, et nous aurons l'honneur d'être parmi les premières unités de l'Armé française se battant sur le sol national. Nous serons également les premiers à donner la main aux héroïques forces de la Résistance.

Cet honneur, nous le devons au Général de GAULLE et à son gouvernement. Libérer le sol national, en acceptant s'il le faut le sacrifice suprême, tel est notre premier but.

Restaurer la grandeur de la France, tel sera le second.

Pour mener à bien cette seconde tâche, la plus lourde et la plus difficile, un homme s'impose à notre confiance, comme à celle de tous les Français, l'homme qui depuis quatre ans a su, envers et contre tous, maintenir très haut l'honneur de la France, le Général de GAULLE.

C'est autour de lui que doit se faire l'union de tous les Français. Le symbole de cette union sera pour nous l'insigne de la Division que vous allez recevoir. Cet insigne nous le porterons demain pour libérer la Patrie et après la victoire pour refaire la France."

  

Dès le lendemain, le Régiment quitta le camp de Fimber Station, par la route et par le train pour les chars afin, entre autres, d'éviter l'usure des patins des chenilles, pour arriver en fin d'après-midi au cantonnement de Lutterworth, avec ses guitounes rondes, qui se situait à mi-parcours. Le Régiment était alors composé de 18 Officiers, 5 Aspirants, 552 S/Officiers, Brigadiers et Chasseurs.

 

Le 27 juillet, à l'étape de Bournemouth, sur le terrain de sports, eut lieu une Prise d'Armes du 12ème R.C.A. au cours de laquelle le Chef d'Escadrons MINJONNET remit personnellement l'insigne de la 2ème D.B. à chacun des Gradés et Chasseurs du Régiment. Le 1er Escadron devint l'Escadron d'Escorte de l'Étendard.

 

Les jours suivants, la seconde partie du trajet fut effectuée sous la pluie et la brume en passant par Dorchester pour arriver aux ports de Weymouth et Portland le Dimanche 30 Juillet 1944.

 

Ce dimanche 30 juillet, sous le soleil revenu, et pendant deux jours, au son de la musique américaine jouant des airs français, les Régiments, les uns après les autres, se présentaient à l'embarquement. Bientôt, ce fut au tour du 12ème R.C.A. et les colonnes d’hommes, tout comme les véhicules en marche arrière, s’engouffrèrent dans les bateaux L.S.T. (bateaux à fonds plat pouvant transporter une vingtaine de chars) et L.C.T. qui se trouvaient à quai à Weymouth, Portland et Southampton.

En fin de soirée, les bateaux quittèrent le quai pour aller jeter l'ancre en rade, dans une zone bien délimitée baptisée "Picadilly Circus".

 

 

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Petit film concernant l'embarquement du 12ème RCA le 31 juillet 1944 

 

 

Après trois mois passés en Angleterre, à l’aube du 31 juillet, alors que la mer était belle, tout ce convoi imposant, composé de L.S.T. et de Liberty-ships, quitta les quais au milieu d'un vacarme et d'une agitation indescriptible et, après les avoir longées, s'éloigna des côtes anglaises. 

 

 

 

Le Débarquement en Normandie

 

 

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 Réalisation A. Planchon

 

 

Au large, la mer devint très agitée et la traversée de la Manche fut éprouvante. Vers 14 heures, dans le brouillard, les plages de Normandie étaient difficilement visibles. Tout le convoi de bateaux se regroupa face aux côtes de Cherbourg.

 

Le 1er août, à partir de 0 heures 30, chaque L.S.T. et L.C.T. vomit sur la plage d'Utah-Beach (près de Sainte-Marie-du-Mont), sécurisée par les Américains après les combats qui avaient eu lieu depuis deux mois, au coup de sifflet, son contingent d’hommes et d’engins chenillés, chars, Jeeps, half-tracks. Tout autour, des vieux navires coulés et lestés formaient rade. Devant, la plage, et au delà, une zone de dunes truffée de cratères de bombes et de blockhaus percés. En l'air, d'innombrables ballons reliés au sol par câbles et des passages d'escadrilles se dirigeant vers l'est. 

 

Le premier geste de chacun fut de se baisser pour ramasser une poignée de sable qu'ils laissaient couler lentement entre leurs doigts ! Le débarquement dura des heures...À 11 heures, Le Général LECLERC donna ses premiers ordres sur le sol français.

 

LECLER_et_GRIBIUS_d_barquent_en_France_1er_ao_t_1944       Leclerc_Utah_Beach

 

LECLERC_et_GRIBIUS

 Le Général LECLERC, suivi de son aide de camp, le Lieutenant GIRARD, et du Chef d'Escadrons GRIBIUS (de face, derrière l'épaule gauche du Général), foule le sol français et salue le Général WALKER, Commandant le XXème Corps US, qui l'accueille sur la plage. 

 

 

 

 

 débarquement du 12ème RCA avec le G.T.L.

 

 

Sitôt débarqué sur les bancs de sable du Grand Vey d'Utah-Beach, face au hameau de la Madeleine, le Groupement Tactique " L", tous feux éteints, en colonne, se faisant un passage au travers d'une masse de véhicules de toutes sortes des autres Groupements, guidé avec maestria par les "Orienteurs" de la Division, rejoignit son point de rassemblement près de Saint-Germain-de-Varréville (Manche) qu'il atteignit le mercredi 2 août vers 2 heures du matin.

 

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                      1er août 1944. les Sherman "Ile de France" du 3ème Escadron du 12ème R.C.A....de dos, le Capitaine de BORT.

 

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   ...et "Tarentaise" du 2ème Escadron.

 

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le char Léger M3A3 "VEXIN" du 2ème Peloton du 1er Escadron et son équipage sortant du L.S.T.

 

En date du 2 août 1944, l'Ordre de Bataille du 12ème Régiment de Chasseurs d'Afrique était le suivant :

 

Commandant le Régiment : Chef d'Escadrons Pierre MINJONNET

Commandant en Second : Chef d'Escadrons Michel de FÜRST

Chef du Service du Matériel : Capitaine Maurice d'URBAL

En réserve de Cadres : Chef d'Escadrons Marcel ARNEMANN

Capitaine Adjoint : Capitaine Maurice MARRON

Officier de Renseignements : Capitaine Jacques de PARCEVAUX

Officier de Liaison : Lieutenant Henri HOUEL

Officier de Transmissions : Lieutenant René POURCEL

Officier Commandant le Peloton Mortiers : S/Lieutenant Jean BAILLOUD de MASCLARY

 

Capitaine Commandant l'Escadron Hors Rang : Capitaine Michel STARCK

Médecin Chef : Médecin Capitaine Jean NETIK

Médecin Adjoint : Médecin S/Lieutenant Christian CONILL

Officier d'Approvisionnement : S/Lieutenant Gérard GOURNAIL

Officiers des Détails : S/Lieutenant Jean  KUNZLI

Commandant le Peloton d'Echelon Régimentaire : Lieutenant Paul LEGRIS

En réserve à l'E.H.R. S/lieutenant André SERVENT

                              Aspirant Robert PICQUET

                              Aspirant René QUESNEL

                              Aspirant Jean ZAGRODZKI

Aumônier : Père Capitaine Bernard DURAND de GEVIGNEY

 

Capitaine Commandant le 1er Escadron : Capitaine Humbert du HAYS

Chefs de Pelotons  Lieutenant Jean BOUCHER

                           S/Lieutenant Christian de TRUCHIS de VARENNES

                           Aspirant Emile PETITEAU

                           Aspirant Yves CORTADELLES

Peloton Echelon     S/Lieutenant François VAULTRIN 

 

Capitaine Commandant le 2ème Escadron : Capitaine Emile COUPÉ

Chefs de Pelotons  Lieutenant Marcel DOUBOSTER

                           Lieutenant Roger  RIVES-HENRYS

                           Adjudant/Chef Jean TITEUX

                           Aspirant Claude BOULANGER

                           Aspirant André GILLE

Peloton Echelon     Aspirant Henri LUNARDINI

 

Capitaine Commandant le 3ème Escadron : Capitaine Jean de BORT

Chefs de Pelotons  Lieutenant Jean BAILLOU

                           Lieutenant Albert de MONTAL-MORRIS

                           Aspirant Jean-Pierre NOUVEAU

                           Aspirant Jean MEYER

Peloton Echelon     S/Lieutenant Claude CHEYSSON

 

Capitaine Commandant le 4ème Escadron : Capitaine Gaston HARGOUS

Chefs de Pelotons  Lieutenant Michel ZAGRODZKI

                           S/Lieutenant Benoit d'ARCANGUES

                           S/Lieutenant Michel de MISCAULT

                           Aspirant Roger CEUGNIET

Peloton Echelon     Adjudant/Chef Marcel JEANDET        

 

 

Le G.T. Langlade se mit en ordre de bataille au milieu des carcasses tordues des panzers, des cadavres américains et allemands et des vaches gonflées pourrissants au soleil du mois d’août, dégageant une odeur épouvantable, dans un paysage ravagé. En tête de la Division, le Groupement fit rapidement mouvement, en longues colonnes, par Sainte-Mère-Église dévastée, Pont-l'Abbé, Saint-Sauveur-le-Vicomte, la Haye-du-Puits, puis Vesly (Manche) pour y rester quelques jours en bivouac, afin que l'ensemble de la Division fut débarquée et regroupée.

 

vexin1 Alain

    

                12 RCA Sherman Valserine du MDL Chef FOREST entre Avranches et Sablé 2Pton 2 esc copie

Traversée de La Haye du Puits (Manche) par le char léger "VEXIN" du 2ème Peloton du 1er Escadron et par le Sherman " VALSERINE" du 2ème Peloton du 2ème Escadron.

Collection Musée GAL LECLERC de HAUTECLOCQUE & Musée Jean MOULIN-Paris Musées

Posté par auboin à 20:30 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Bonjour,
    J'ai lu attentivement l'historique du 12ème RCA qui m'a permis dans le cadre d'une association culturelle, de reconstituer le parcours d'un ancien du 12 éme RCA du village de SORNAY (71), qui a fait la campagne de Tunisie et suivi la 2ème DB. Personne dans le village n'avait eu connaissance, à ce jour, du parcours de ce soldat. Il s'agit de Roger BASSET, conducteur du char LANGUEDOC. Puis-je utiliser pour notre revue, 3 photos de votre blog?
    J'ai récupéré plusieurs insignes que portait Roger BASSET que je n'ai pas pu identifier. Je possède également la copie d'une citation à l'ordre du régiment (fait d'arme commis à CAROUGES. Etes-vous intéressé?

    Posté par MEMOIREDESORNAY, 13 janvier 2012 à 22:13
  • mom pere ete dans la 2eme db il est decede 2011 roger hainselin 12eme rca arriver 3emr char a paris

    Posté par hainselin, 26 février 2013 à 15:54
  • Mon père été conducteur du chard Savoie MDL roger Francis du 12 chasseur d'Afrique avec le lieutenant Coupé mort à gros rederchine d'une balle dans la tête ce fait d'armes est raconté dans le livre d'erwan bergot la 2emme DB
    Hommage à tous ses hommes qui ont temps donner pour nous.

    Posté par Roger, 01 novembre 2013 à 22:01
  • copains

    qu'est devenu jean laborde 1er char entré dans paris

    Posté par robin, 28 juillet 2014 à 21:51
  • 1RCA 2 DB

    Bonjour je cherche renseignement sur mon père qui était dans le 1RCA 2DB
    Mais quand je parcourt votre Historique sur le 12 em je ne retrouve rien qui pourrai
    ce rapprocher du parcourt de mon père , j'arrive pas à bien déchiffrer le détaille des services et mutation divers .
    Il a eu la croix de guerre 39/45 avec étoile de bronze pour remise sur ses chenilles un char retourné sur le bord d'une falaise au cours d'une attaque de l'infanterie allemande sous un feu nourri d'armes automatique le 21 avril 1945 à GÖNNIGEN .
    Je sais pas si il avait à l'époque livret militaire ? est-ce que vous pouvez m'aider pour continuer l'histoire de mon père pour mes enfants et petits enfants .
    Cordialement . Hervé

    Posté par hervé, 02 mars 2017 à 14:22
    • Bonjour,

      Merci pour votre message.

      Désolé je ne retrouve pas le nom PONTE dans les effectifs du 12ème RCA.

      Je vous précise que le 1er RCA ne faisait pas partie de la 5ème DB !

      Le 1er RCA a débarqué en Provence en septembre 1944.

      cordialement

      Posté par auboin, 02 mars 2017 à 15:32

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